
La Réunion de haut niveau sur l’Initiative pour le développement mondial se tiendra le 28 juillet à Beijing. Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et ministre des Affaires étrangères, participera à la réunion et y prononcera une allocution.
La réunion aura pour thème : « L’Initiative pour le développement mondial cinq ans après : unir nos forces pour un avenir de développement durable ». De hauts responsables des Nations Unies, des envoyés diplomatiques des États membres du Groupe des amis de l’Initiative pour le développement mondial en Chine, des représentants des bureaux en Chine du système des Nations Unies pour le développement, des experts et universitaires de renom, ainsi que d’autres invités chinois et étrangers participeront à la réunion afin de mener des échanges approfondis sur la mise en œuvre de l’Initiative pour le développement mondial, les priorités de coopération et la contribution de cette initiative au monde.
China News Service : Lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’UNESCO a examiné et a approuvé la candidature présentée par la Chine concernant les « Sites de l’industrie artisanale de la porcelaine de Jingdezhen », et les a inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Le 25 juillet, la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO qui s’est tenue à Busan, en République de Corée, a adopté par consensus une résolution pour inscrire les « Sites de l’industrie artisanale de la porcelaine de Jingdezhen » proposés par la Chine sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, portant ainsi à 61 le nombre total de sites chinois inscrits au patrimoine mondial.
Les « Sites de l’industrie artisanale de la porcelaine de Jingdezhen » constituent un ensemble de sites patrimoniaux représentant le système de l’industrie artisanale de la porcelaine qui s’est développé à Jingdezhen du 10e au 19e siècle. Ces sites illustrent le développement innovant des techniques chinoises de fabrication artisanale de la porcelaine, de l’art de la porcelaine et de l’industrie porcelainière, et témoignent de l’influence profonde de l’industrie artisanale chinoise de la porcelaine sur le développement de l’industrie artisanale de la porcelaine du monde ainsi que sur les échanges et l’apprentissage mutuel entre les civilisations. Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a hautement apprécié l’authenticité et l’intégrité des sites patrimoniaux et salué les politiques et les pratiques mises en œuvre par le gouvernement chinois en matière de protection et de gestion du patrimoine culturel des « Sites de l’industrie artisanale de la porcelaine de Jingdezhen ».
En 2023, lors de sa visite d’inspection à Jingdezhen, le président Xi Jinping a souligné que la céramique était un trésor chinois et une importante carte de visite de la civilisation chinoise. Il a appelé à redoubler d’efforts afin de faire rayonner davantage encore cette capitale millénaire de la porcelaine. L’inscription des « Sites de l’industrie artisanale de la porcelaine de Jingdezhen » sur la Liste du patrimoine mondial constitue un exemple concret de la mise en œuvre de la Pensée de Xi Jinping sur la culture et de la Pensée de Xi Jinping sur la diplomatie, ainsi que de la mise en pratique par la Chine de sa philosophie de développement centrée sur le peuple. Elle témoigne également de la forte reconnaissance de la communauté internationale envers les efforts déployés par la Chine en matière de préservation et de développement du patrimoine mondial.
L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial n’est pas l’objectif ultime de la préservation du patrimoine, mais constitue un nouveau point de départ pour renforcer la transmission et le développement du patrimoine culturel. La Chine est prête à travailler avec la communauté internationale pour mettre sérieusement en œuvre l’Initiative pour la civilisation mondiale, s’acquitter pleinement de ses obligations au titre de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, participer activement à la gouvernance mondiale dans le domaine du patrimoine mondial et apporter la sagesse et la force de la Chine à la promotion des échanges et de l’apprentissage mutuel entre les civilisations.
Reuters : Concernant le navire vietnamien qui a coulé en mer de Chine méridionale, les efforts conjoints entre le Vietnam et la Chine pour rechercher les personnes encore portées disparues se poursuivent-ils ? Étant donné que cet incident s’est produit à proximité des Nansha Qundao, la Chine considère-t-elle que ce navire vietnamien est entré dans ses eaux territoriales ? Cet incident a-t-il suscité des tensions entre les deux parties ?
Lin Jian : Le 25 juillet, le navire chinois de sauvetage Nanhai Jiu 115 a repéré et secouru 29 membres d’équipage d’un navire vietnamien en détresse dans des eaux proches des Nansha Qundao. Par la suite, la partie chinoise a immédiatement dépêché plusieurs navires ainsi qu’un hélicoptère pour poursuivre les opérations de recherche et de sauvetage. Jusqu’à présent, la Chine a secouru avec succès 47 membres d’équipage vietnamiens, fourni des soins médicaux aux blessés, et transféré de manière ordonnée toutes les personnes secourues à la partie vietnamienne. La partie vietnamienne a exprimé ses remerciements à cet égard. Selon nos informations, le navire vietnamien a été confronté à une situation d’urgence et a coulé dans la nuit du 24 juillet, avec un total de 62 membres d’équipage à son bord. À l’heure actuelle, certains d’entre eux restent portés disparus et les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent.
En ce qui concerne votre deuxième question, la partie chinoise a immédiatement lancé les opérations de sauvetage dès qu’elle a appris qu’un navire vietnamien était en détresse. La partie vietnamienne a exprimé ses remerciements à la partie chinoise.

Polish Press Agency : Selon une annonce du ministère chinois du Commerce en date du 24 juillet, la Chine a imposé des restrictions à une entreprise et à une université polytechnique polonaises. La Chine s’oppose toujours à la politisation des échanges technologiques, éducatifs et commerciaux. L’annonce susmentionnée ne constitue-t-elle pas une politisation des échanges universitaires et commerciaux ainsi que l’exercice d’une pression maximale ?
Lin Jian : Concernant la question spécifique liée au contrôle des exportations, je vous recommande de consulter les services compétents chinois. Je tiens à souligner que les mesures prises par la Chine constituent une réponse à la pratique erronée de l’Union européenne d’inscrire des entreprises chinoises sur une liste de sanctions. Ces mesures ne visent aucun pays en particulier.
Belteleradio Company : Au Kirghizistan, les ministres des Affaires étrangères de la Biélorussie et de la Chine ont signé un Plan de consultations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays pour la période 2026-2027 et ont également tenu des entretiens. Comment la Chine considère-t-elle la situation actuelle de la communication régulière entre la Chine et la Biélorussie ?
Lin Jian : Sous l’orientation stratégique du président Xi Jinping et du président Alexandre Loukachenko, le partenariat stratégique global de tout temps entre la Chine et la Biélorussie a connu un développement approfondi, et les deux parties maintiennent des échanges étroits à tous les niveaux. La Chine est prête à travailler avec la Biélorussie, en prenant comme ligne directrice fondamentale le consensus important atteint par les deux chefs d’État, afin de promouvoir le développement continu des relations bilatérales à un niveau élevé.
The Paper : Au cours du premier semestre de cette année, le commerce entre la Chine et l’Afrique a enregistré des résultats remarquables, et la mise en œuvre intégrale des mesures de tarif douanier zéro à l’égard des pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine a produit des effets significatifs. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Lin Jian : Le commerce Chine-Afrique au cours du premier semestre de cette année peut être caractérisé par plusieurs points forts. Premièrement, le volume total des échanges a enregistré une croissance plus rapide. À ce jour, le commerce bilatéral Chine-Afrique a atteint un total de 1 410 milliards de yuans, un niveau record pour la même période. Le volume total des échanges commerciaux devrait atteindre un nouveau palier cette année. Deuxièmement, la structure commerciale a continué de s’améliorer. Selon les statistiques, les biens d’équipement et les biens intermédiaires représentent 75 % des exportations chinoises vers l’Afrique. Il s’agit principalement des moyens de production destinés à répondre aux besoins de l’industrialisation et de la modernisation agricole de l’Afrique, plutôt que des biens de consommation. Troisièmement, le potentiel des exportations africaines vers la Chine continue d’être libéré. En mai et juin, après la mise en œuvre intégrale de la mesure de tarif douanier zéro à l’égard des pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine, les importations chinoises en provenance d’Afrique ont atteint 193,8 milliards de yuans, soit une hausse de 23,5 % en glissement annuel. À ce jour, quatre grandes catégories de produits africains, à savoir les piments séchés, les grains de café, les noix de cajou et les produits aquatiques sauvages, bénéficient d’un accès unifié au marché à l’échelle régionale.
Le commerce international repose sur le choix dans les deux sens. Il n’existe pas de commerce forcé. Les discours sur le « déséquilibre commercial » ne sont rien d’autre que des pièges tendus par des personnes aux intentions cachées dans le but de perturber la coopération amicale entre la Chine et l’Afrique. Alors que le monde est confronté aux répercussions des conflits régionaux et à une résurgence de l’unilatéralisme et du protectionnisme, la Chine reste fermement engagée à élargir une ouverture de haut niveau grâce à sa politique de tarif douanier zéro, démontrant ainsi son sens des responsabilités en tant que grand pays. Cette politique a été largement saluée par les pays africains et appréciée par la communauté internationale. À l’avenir, la Chine continuera d’élever le niveau de facilitation du commerce entre la Chine et l’Afrique, et soutiendra l’accès d’un plus grand nombre de produits africains typiques et de haute qualité au marché chinois, afin d’insuffler un nouvel élan à la construction de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.
NHK : Selon des reportages des médias chinois, au cours de son séjour à Manille, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi n’a eu aucune rencontre ni aucun échange avec la partie japonaise. Cependant, le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a déclaré aux journalistes qu’il avait eu un bref échange avec le ministre Wang Yi à Manille et qu’ils avaient évoqué les relations sino-japonaises. Pourriez-vous expliquer pourquoi les déclarations des deux parties diffèrent ? Y a-t-il eu un contact ou un échange quelconque entre les ministres des Affaires étrangères chinois et japonais ?
Lin Jian : J’ai déjà répondu à cette question précédemment. Je tiens à vous le redire ici clairement : aucune rencontre entre le ministre des Affaires étrangères Wang Yi et la partie japonaise n’avait été prévue durant son séjour à Manille, et il n’y a pas eu non plus de « bref échange » à cette occasion.
